Oeuvres et spectacles prévus
pour la Saison 2o12-2o13
Les oeuvres sont classées
par ordre chronologique.
Direction musicale Martin Mázik
Mise en scène Roberta Mattelli
Conception et réalisation des décors Alfredo Troisi
Costumes Arrigo (Milano - Italia)
Perruques Mario Audello (Torino - Italia)
Chaussures Calzature Epoca (Milano – Italia)
Solistes et Chœurs de la Compagnie Lyrique OPERA 2001
avec la collaboration de l’Orchestre Symphonique de Pléven (Bulgarie)
Distribution définitive à déterminer
Don José, Tenor Juan Carlos Valls
Escamillo, Baryton Paolo Ruggiero
Carmen, Mezzosoprano Jolene Mccloud
Micaela, Soprano Silja Schindler
Dans les années 1820, Carmen jeune et jolie gitane employée à la manufacture de cigares de Séville, jette au brigadier des Dragons nommé Don José, une fleur qu’elle a mordu… « Si je t’aime, prends garde à toi ! ».
Lors d’une querelle entre les cigarières, la force armée intervient et Don José cédant au charme de Carmen, favorise sa fuite. Emprisonné à cause de cette complaisance, le brigadier, une fois libéré, compromet sa carrière en se battant avec son supérieur, quitte le droit chemin et rejoint son aimée complice des contrebandiers dans la montagne proche.
Cependant, Carmen aime désormais un autre homme, Escamillo, un célèbre toréador et l’annonce à Don José…Malgré les supplications de ce dernier, Carmen reste insensible et le rejette avec des mots durs. Finalement, tout près de l’arène où triomphe Escamillo, Don José tue Carmen et se livre à la foule.
L'action se passe à Séville et dans les environs, au début du XIXe siècle.
Acte I - Une place de Séville
Vers 1820, la manufacture de tabac est la principale attraction de Séville. Sous la surveillance de l’armée, les badauds viennent observer les cigarières qui travaillent à la prospérité de la ville. Parmi elles se distingue Carmen, une séductrice qui choisit ses amants au gré de sa fantaisie. Les hommes qui s’empressent l’intéressent moins que Don José, un brigadier taciturne. Elle lui lance une fleur avant de rentrer à l’atelier. Impressionné, José reçoit la visite d’une jeune fille de son village qui lui apporte une lettre de sa mère. Ce souvenir le réconforte et il envisage sereinement son mariage avec Micaëla. La sortie désordonnée des cigarières interrompt sa lecture. Une rixe vient d’éclater. Le lieutenant Zuniga ordonne à José d’arrêter Carmen. Après s’être dérobée aux questions, elle tente d’amadouer José qui ne peut résister à sa séduction. Elle lui donne rendez vous à la taverne de Lillas Pastia et il la laisse s’échapper
Acte II – Dans la taverne, repaire des contrebandiers
Un mois plus tard, Carmen et ses compagnes Frasquita et Mercédès dansent chez Lillas Pastia. Zuniga et d’autres officiers prolongeraient bien la soirée mais les femmes les congédient. La fermeture de la taverne est retardée par le passage du torero Escamillo et de son cortège. Le héros de l’arène remarque aussitôt Carmen, qui le repousse comme elle a repoussé Zuniga. Après leur départ, les femmes accueillent le Dancaïre et le Remendado, des contrebandiers. Carmen refuse de les suivre : elle attend José qui sort de la prison où son évasion l’a jeté. Elle commence à danser pour lui quand résonne l’appel de la caserne. Quoique dégradé, José est résolu à faire son devoir. Mais Zuniga fait irruption, à la recherche de Carmen. Les contrebandiers séparent les deux jaloux et José doit les suivre dans la clandestinité.
Acte III – Dans la montagne
La caravane des contrebandiers s’établit aux portes de Séville. En attendant de passer les marchandises, les femmes tirent les cartes. Lassée de José, Carmen lit dans les siennes sa fin tragique. Elle emmène ses compagnes amadouer les douaniers pendant que José, dévoré de jalousie, garde le camp. Non loin de là, Micaëla le recherche pour le ramener dans le droit chemin. Mais c’est le torero Escamillo que José arrête dans les rochers : il attend Carmen dont il est amoureux. Les deux hommes s’affrontent au couteau. Le retour de Carmen interrompt le combat et Escamillo invite la bande aux courses de Séville. Au moment de lever le camp, les contrebandiers découvrent Micaëla. Elle parvient à convaincre José de la suivre pour retrouver sa mère mourante.
Acte IV – Devant les arènes
À l’entrée des arènes de Séville, l’animation est à son comble quand arrive le défilé de la quadrille. Escamillo entre avec Carmen à son bras : le danger les menace tous deux, Escamillo dans l’arène et Carmen en la personne de José que la garde n’a pu arrêter chez sa mère et qui est venu rôder autour de la fête.
Les deux anciens amants s’affrontent pendant la corrida. Repoussant supplications, promesses et menaces, Carmen jette à José la bague qu’il lui avait offerte. Don José tue Carmen.
GEORGES BIZET (Paris 1838 - Bougival 1875)
Alexandre-César-Léopold Bizet, dit Georges Bizet, est un compositeur français du XIXe siècle, né à Paris le 25 octobre 1838 et mort à Bougival le 3 juin1875.
Initié très jeune à la composition par Fromental Halévy dont il épousera la fille, Georges Bizet est lauréat de nombreux prix, dont le Prix de Rome en 1857.
À cette époque, il a déjà composé sa Symphonie en ut et va, la même année, se distinguer en remportant le prix fondé par Offenbach pour son opéra comique, Docteur Miracle.
Un autre suit deux ans plus tard, qu’il écrit durant son séjour en Italie : Don Procopio. Sa ferveur pour le théâtre lyrique l’amène à continuer dans cette voie, mais il lui faut attendre 1863 pour obtenir, avec Les Pêcheurs de perles, son premier grand succès théâtral.
Suivrent La jeune fille de Perth (1867), Djamileh, ainsi que la musique de scène de L’Arlésienne de Daudet (1872), Don Rodrigue (1873), qu’il adapte du Cid. Les deux années qui lui restent à vivre sont consacrées à l’écriture de Carmen.
Il meurt d’une crise cardiaque à trente-sept ans, au sommet de sa carrière de compositeur.
En 1872, l'Opéra-Comique commande à Georges Bizet un opéra en trois actes dont les librettistes seront Meilhac et Halévy, les deux auteurs dramatiques les plus célèbres de l'époque. Les directeurs du théâtre ont choisi Bizet afin de donner à leur programmation une orientation plus moderne, mais sans scandale. Le jeune compositeur est ravi : cette commande marque peut-être enfin le début de la reconnaissance.
C'est vraisemblablement Bizet lui-même qui propose d'adapter la nouvelle de Prosper Mérimée. L'histoire de cette héroïne sans foi ni loi, assassinée sur scène, horrifie Leuven, le plus "conventionnel" des deux directeurs. Le sujet est beaucoup trop scabreux pour l'Opéra-Comique ! Malgré le travail des librettistes qui adoucissent l'intrigue de Mérimée, Leuven reste réticent et freine le projet (il finira par démissionner en 1874). La création de Carmen est encore retardée par les difficultés financières que connaît le Comique et par des problèmes de distribution.
En effet, la première chanteuse pressentie pour le rôle de Carmen, Marie Roze, le refuse en raison de la crudité du personnage. Célestine Galli-Marié, elle, est intéressée par le rôle, mais pose des conditions financières qui donnent lieu à d'âpres négociations avec le directeur, de septembre à décembre 1873. Les répétitions, prévues pour le mois d'août 1874, ne commencent finalement que le 1er septembre. Au fil des mois, elles deviennent de plus en plus houleuses. Du Locle, le directeur de l'Opéra-Comique, est dérouté et sceptique quant au succès de l'opéra.
Les musiciens trouvent certains passages de la partition injouables et demandent des répétitions supplémentaires. Les choristes femmes refusent tout d'abord de chanter en se déplaçant, et surtout en fumant; elles menacent même de faire grève. Puis ce sont les deux librettistes qui veulent atténuer encore l'intrigue et demande à Galli-Marié de jouer plus sobrement, ce qu'elle refuse. Quelques jours avant la première, Du Locle demande même à Bizet de changer la fin de l'opéra. Malgré toutes ces difficultés, le compositeur tient bon, soutenu par Galli-Marié et par Lhérie, l'interprète du rôle de Don José.
Le 3 mars 1875, jour de la première de Carmen, le public n'est pas celui qui fréquente habituellement l'Opéra-Comique. Du Locle, craignant le scandale, n'a pas invité les membres de la bourgeoisie et les officiels. Dans la salle se trouvent des amis de Meilhac et Halévy, des chanteurs, des éditeurs (Heugel, Hartmann, Choudens), des compositeurs (Gounod, Ambroise Thomas, Lecocq, Delibes, Massenet, Offenbach,...), des écrivains (Dumas fils, Alphonse Daudet), des critiques musicaux, et bien entendu de nombreux journalistes qui ont entendu parler de l'immoralité de l'ouvrage.
L'exécution de l'ouvrage est dans son ensemble assez peu satisfaisante. Bouhy dans le rôle d'Escamillo, Mlle Chapuy dans Micaëla et Galli-Marié dans Carmen sont excellents et recueillent les suffrages du public. Lhérie, par contre, se révèle un Don José insuffisant. L'orchestre, dirigé par Deloffre, est correct, mais les choeurs, quant à eux, laissent à désirer... En revanche, les décors et les costumes sont d'une grande beauté : "Jamais nous n'avons vu à la salle Favart un ouvrage monté avec tant de soin, d'intelligence et de luxe".
Malheureusement, d'un acte à l'autre, la salle se vide petit à petit de ses spectateurs. Après la chute du rideau, au bout de cinq heures de spectacle, il ne reste que quelques proches de Bizet. Désespéré, le compositeur, accompagné de son ami Ernest Guiraud, quitte l'Opéra-Comique et erre jusqu'à l'aube dans les rues de Paris.
La critique va, dans sa grande majorité, éreinter l'opéra. Seuls quelques journalistes louent Bizet d'avoir eu "l'idée, le courage et l'audace de jeter par la fenêtre pour lui faire place toute la vieille friperie et tous les vieux fantômes de l'Opéra-Comique". Même si le public découvre petit à petit l'ouvrage, la salle n'est jamais pleine et les frais en sont même pas couverts.
Après la mort de Bizet, Carmen est repris de novembre à février 1876 pour 48 représentations, puis il disparaît de l'affiche parisienne. C'est alors que l'opéra commence sa carrière à l'étranger; il est donné à l'Opéra de Vienne et y rencontre un accueil très favorable. Suivent Londres, New York, Saint-Pétersbourg, ... et le succès va grandissant.
En France, c'est d'abord en province que Carmen réapparaît, et il faut attendre le 21 avril 1883 pour que l'Opéra-Comique le mette à nouveau à l'affiche. Les critiques français, après tous leurs confrères étrangers, reconnaissent enfin que cette œuvre est un chef-d’œuvre.
Il est aujourd'hui encore l'opéra français le plus représenté dans le monde.
OCTOBRE 2012- NOVEMBRE 2012
Tournée Carmen,
Octobre et Novembre 2012 - Réservation ouverte
.....
"SOLO CARMEN, L'AMOUR !"
LA TRIBUNA DE CIUDAD REAL - 1 de abril 2004 - CIUDAD REAL
"CARMEN, DE BIZET, CONQUISTA AL PÚBLICO DE CIUDAD REAL"
LANZA - 1 de abril 2004 - CIUDAD REAL
"CARMEN RINDE A LUDO"
1 de marzo 2004 - LUGO
"ADMIRABLE"
21 de marzo 2004 - TALAVERA
Affiche Carmen FR.pdf
DP CARMEN fr.pdf
Dossier de Presse :
Critiques Espagnoles
(2004)
CARMEN_Criticas prensa 2004.pdf
Faire "Click" pour agrandir
l'image
JANVIER 2013 - FEVRIER 2013
Tournée TAO,
Janvier et Février 2013 , réservation ouverte
(2011)
TAO 2011Dossier.pdf
Critiques :
(A venir)
Mise en scène Roberta Matelli
Direction artistique Luis Miguel Lainz
avec la collaboration de
l’Orchestre Symphonique de Pléven (Bulgarie)
A Jérusalem et à Babylone, en 586 avant J.C.
Acte I. Jérusalem. Le temple de Salomon.
Les Hébreux supplient Jéhovah de leur venir en aide face aux troupes babyloniennes. Le grand prêtre Zaccaria qui a pris en otage Fenena, la fille de Nabucco, le roi de Babylone, excite la ferveur de son peuple. Fenena sera la garantie de la paix entre hébreux et babyloniens. Mais le neveu du roi des hébreux, Ismaël annonce l'avancée des troupes babyloniennes. Les hébreux sont prêts à se défendre. Ismaël se retrouve seul avec Fenena : ils chantent leur amour réciproque et sont prêts à s'enfuir ensemble. Nabucco surgit dans le temple. Zaccaria menace de tuer Fenena, s'il ne capitule pas. Mais Ismaël s'interpose et empêche le grand prêtre de tuer la jeune fille. Nabucco peut ainsi reprendre sous son aile sa fille, piller le temple et emprisonner les hébreux et leur meneur...
Acte II. L'impie. Nabucco, omnipotent à Babylone, désigne sa fille retrouvée, Fenena pour diriger le royaume des vainqueurs. Mais il ne sait pas qu'elle s'est convertie à la religion juive. Abigaille dévoile son appétit de puissance tout en ne cachant pas sa naissance adultérine. Alors qu'il se déclare l'égal de Dieu, Nabucco est foudroyé par le tonnerre. Il devient fou. Abigaille en profite pour prendre le pouvoir.
Acte III. La prophétie. Abigaille réalisera le vœu de Nabucco : exterminer le peuple hébreu. Sur les bords de l'Euphrate, le peuple soumis pleure la patrie lointaine (célèbre chœur "va pensiero"...). Zaccaria prédit l'imminence du châtiment divin.
Acte IV. L'idole renversée. Nabucco comprend que Fenena périra avec le peuple dont elle a épousé la foi. Le roi parvient à se ressaisir et délivrer sa fille. Un miracle fait tomber la statue de Baal, le dieu des babyloniens. Nabucco pardonne aux juifs et permet leur retour dans leur terre. Abigaille, coupable et repentante, met fin à ses jours, en implorant le pardon de Fenena.
L’ouverture, assez conventionnelle, utilise les thèmes que l’on entendra par la suite, en particulier ceux des chœurs.
ACTE I - Jérusalem. Le temple de Salomon.
Les prêtres et le peuple de Jérusalem pleurent dans un chœur passionné la défaite qui met leur sort entre les mains de Nabuchodonosor, roi de Babylone, (appelé ici, comme dans l’opéra, Nabucco). Ils supplient Dieu que le temple soit épargné. Dans un solo impressionnant, Zaccharie les prie d’avoir confiance en Dieu. La nouvelle de l’avancée de Nabucco les consterne à nouveau. Ismaël le messager, reste seul avec Fenena que les Hébreux ont réussi à prendre en ota-ge. Il l’aime depuis le jour ou elle l’a secouru, alors qu’envoyé comme émissaire du peuple hébreu à Babylone, il avait été jeté en prison. Leur entretien est interrompu par l’arrivée d’Abigaille, la sœur de Fenena, à la tête d’une troupe de soldats babyloniens. Elle menace les deux amants d’une mort immédiate, puis finit par avouer à Ismaël l’amour qu’elle lui porte, lui offrant de le sauver s’il veut bien répondre à son amour. Zaccharie fait irruption, annonçant que Nabucco se dirige vers le temple. Les soldats de Babylone arrivent et Nabucco lui-même apparaît à la porte. Zaccharie menace de sacrifier la fille du roi, Fenena, si celui-ci ose profaner ce lieu sacré. Nabucco se moque des Hébreux vaincus, Zaccharie lève son poignard sur Fenena…et Ismaël lui arrache son arme. Nabucco, fou de colère, ordonne à ses soldats de mettre le temple à sac.
ACTE II – Appartements de Nabucco à Babylone
Les Hébreux ont été emmenés en captivité à Babylone. Nabucco est reparti pour la guerre après avoir confié la régence de son royaume à sa fille Fenena. Abigaille est jalouse de sœur. Elle brûle de savoir si elle est bien la fille de Nabucco ou seulement une esclave, comme certaines rumeurs le laissent entendre, et finit par découvrir qu’elle n’est qu’une esclave. Sa fureur ne se calme qu’à l´évocation de l’amour Ismaël. La première partiede sa grande aria est empreinte de douceur et très expresssive. Elle apprend ensuite par le grand prêtre de Baal que Fenena a décidé de rendre leur liberté aux prisonniers hébreux. Il la presse de s’emparer du pouvoir et lui avoue qu’il a déjà fait courir le bruit de la mort de Nabucco. La réaction de Abigaille à cette nouvelle est exprimée dans une cabalette pleine de vigueur et de détermination.
Les Hébreux ont été rassemblés dans une salle du palais. Dans un magnifique exemple de prièreverdienne, Zaccharie implore le secours de Dieu. Le peuple maudit Ismaël, mais Zaccharie lui rappelle que Fenena,pour qui le jeune homme avait trahi, s’est convertie à leur foi.
Abdallo se précipite, leur annonce que la rumeur publique propage le bruit de la mort du roi et qu’Abigaille complote pour se débarrasser de Fenena. Abigaille entre entourée des ministres de la Cour, elle réclame la couronne de Fenena, mais à ce moment même, Nabucco s’avance, saisit la couronne et la place sur sa tête. Il défie Abigaille d’oser la lui reprendre. Le roi prédit que cet incident aura des conséquences néfastes et entonne un ensemble tout à fait impressionnant dont le trait le plus remarquable est le contraste entre les solistes et le chœur. Il se proclame lui-même Dieu, et oblige Zaccharie et Fenenaà se prosterner à ses pieds. Le tonnerre éclate et une force surnaturelle arrache la couronne de son front. Devenu fou, il marmonne des phrases incohérentes, se disant persécuté et se plaignant que sa propre fille ne lui vienne pas en aide. Zaccharie proclame que le ciel a puni le blasphémateur, mais Abigaille s’empare de la couronne en criant que la gloire de Babylone n’est pas encore passée.
ACTE III - Salle du trône
Abigaille est maintenant régente, soutenue par les prêtres qui réclament la mort des prisonniers hébreux, parmi lesquels se trouve Fenena. Le fidèle Abdallo introduit Nabucco devant Abigaille. Un long duo s’ensuit entre le roi fou et sa fille supposée. Il s’indigne de la voir sur son trône, puis sous les railleries d’Abigaille, il finit par signer l’arrêt de mort des Hébreux ; en fin il la supplie dans un accès de désespoir.
Sur les bords de l’Euphrate où les Hébreux enchainés chantent des psaumes pour célébrer pour célébrer leur patrie perdue. « Va, pensiero » est le premier des grands chœurs patriotiques de Verdi, à la poignante mélodie. Zaccharie leur reproche leur défaitisme et tente de leur redonner courage en leur prédisant la chute imminente de Babylone.
ACTE IV – Appartements royaux
Dans sa prison, Nabucco s’éveille après un cauchemar (qui a été suggéré dans le prélude). Il entend au-dehors les cris de la foule qui réclame la mort de Fenena. Il la voit marcher vers le lieu où elle sera exécutée et se met à prier Jéhovah pour qu’elle soit épargnée, lui demamdant de lui pardonner d’avoir péché par orgueil. Abdallo apparaît avec la garde, il libère Nabucco qui se précipite au secours de sa fille.
GIUSEPPE VERDI (Le Roncole, Busseto, 1813-Milán, 1901)
« L'an mil huit cent treize, le jour douze d'octobre, à neuf heures du matin, par devant nous Adjoint au Maire de Busseto, officier de l'état civil de la commune de Busseto susdit département du Taro ; est comparu Verdi Charles, âgé de vingt huit ans, aubergiste domicilié à Roncole lequel nous a présenté un enfant du sexe masculin né le jour dix du courant à huit heures du soir de lui décla-rant et de Louise Uttini, fileuse, domiciliée à Roncole, son épouse, et auquel il a déclaré vouloir donner les prénoms de Joseph - Fortunin - François. »
Ses parents Carlo Verdi et Luigia Uttini tiennent une auberge-café-épicerie modeste à Roncole. Il apprend à lire et à écrire avec un prêtre de la paroisse (l'école des enfants de chœur). Sa première formation musicale lui est donnée par l'organiste Pietro Baistrocchi sur les orgues de Saint-Michel Archange de Roncole. En 1821, ses parents font l'acquisition d'une épinette. A l'âge de 10 ans, il est capable de tenir l'orgue de l'église. Parfois, pendant les vacances, il fait de la musique au piano avec un de ses amis plus avancé que lui.
Il entre en novembre 1823 au lycée de Busseto tenu par le chanoine Pietro Seletti. Il loge chez un ami de la famille, surnommé Pugnatta, cordonnier originaire de Roncole. Il suit des cours de musique avec Ferdinando Provesi dès l'année suivante.
Verdi est remarqué par Antonio Berezzi, négociant en spiritueux, fournisseur de l'auberge Verdi à Roncole, et marchand de denrées coloniales. Il est un amateur de musique, joue de la flûte mais aussi du cor et de l'ophicléide dans la fanfare municipale. Il anime la Filarmonici (Societa filarmonica), l'orchestre amateur de la ville qui se réunit et répète dans son salon. En 1825, il offre l'hospitalité à Verdi.
En 1828, Verdi compose et adapte pour la société de musique de Busseto entre autres une ouverture pour Le Barbier de Séville de Rossini et une sinfonia qui sont jouées au théâtre de Busseto.
En juin 1832 – il a alors plus de 18 ans – il est refusé au conservatoire de Milan, il en gardera un souvenir douloureux. Verdi prend alors un maître privé, Vincenzo Lavigna, qui lui enseigne l’art du contrepoint. En avril 1836, il obtient son contrat d’engagement auquel il renonce dès 1838 pour partir à Milan
Aidé financièrement par Antonio Berezzi, la famille Verdi s'installe à Milan en février 1839. Verdi se consacre à la composition d'opéras.
Grâce à l'appui de la cantatrice Giuseppina Strepponi, Merelli le directeur de la Scala tout en refusant le Lord Hamilton qui lui est proposé, lui commande un autre projet, Oberto Conte di San Bonifacio. Oberto, créé à la Scala de Milan le 17 novembre reçoit un bon succès d'estime avec 14 représentations. La presse est élogieuse. L'opéra est repris à Naples, Turin, et Gênes durant les années 1840-1841. Sa femme meurt en 1840.
En 1842, Merelli lui propose un livret de Temistocle Solera, Nabuchodonosor. Créé le 9 mars 1842 à la Scala avec Giuseppina Strepponi dans le rôle d'Abigaille, Nabucco est un triomphe. Il reste à l'affiche pour 57 représentations pendant 9 mois. Le «Chœur des Hébreux» opprimés qui chantent l'amour de la Nation est évidemment assimilé à la lutte de l'aristocratie et des patriotes italiens contre l'occupation Autrichienne. Nabucco fait aussi un triomphe à la Fenice de Venise, dirigé par le comte Nani Mocenigo.
Verdi est célèbre. Il est accueilli dans les salons en vue, dont celui de la Comtesse Clarina Maffei avec laquelle il se lie d'amitié, comme avec son mari le poète et traducteur Andrea Maffei ou le second compagnon de la comtesse, l'écrivain Carlo Tecla.
Il renouvelle le succès avec Les Lombards de la première croisade, créé à la Scala le 11 février 1843, malgré l'opposition de l'archevêque de Milan, le cardinal Gaisruk. Verdi devient un homme politique, ses opéras donnent l'occasion à des manifestations patriotiques.
La réputation de Verdi est assurée dans toute l’Europe et les ouvrages se succèdent pour répondre à la demande. Il voyage puis achète une maison à Busseto (la villa de Verdi) où il se fixe en 1851 avec Giuseppina Strepponi. C’est de cette époque que datent les premiers grands chefs-d’oeuvre : Rigoletto (1851), Le Trouvère (1853), La Traviata (1853), Un bal masqué (1859).
Il se fait élire député de Fidenza (1861-1965). Son nom devient un véritable symbole politique, l’expression “Viva Verdi” était devenue l’abrévation de “Viva Vittorio Emmanuele Re d’Italia”.
Il ne composera plus que sept ouvrages au cours des trente-cinq dernières années de sa vie. La Force du destin est créée en 1862, puis Don Carlo en 1867, Aida en 1871, Requiem en 1884. Avec Otello en 1887, il parvient à des sommets dramatiques rarement atteints dans l’opéra italien. Falstaff (1893) est une comédie alerte d’un octogénaire qui n’a rien perdu de sa jeunesse ni de sa lucidité.
Verdi décède à Milan le 27 janvier 1901.
1842 : SCALA premier succès
A 29 ans, grâce à Nabucco, Verdi remporte son premier grand succès lyrique : 65 représentations, l'année de sa création !
L'ouvrage, en évoquant la Babylone de Nabuchodonosor, peint l'esclavage des juifs par les babyloniens. En quatre actes, et d'après le livret de Temistocle Solera, Nabucco est créé le 9 mars 1842 à la Scala de Milan.
Pour le rôle de la princesse babylonienne, Abigaille, le compositeur conçoit une partition contrastée, sombre et passionnelle, chantée pour la création, par la soprano Giuseppina Strepponi. L'auteur insuffle au personnage, une couleur tragique fascinante, qui lui permet d'opposer en un contraste souvent traité par la suite, délire individuel et souffle collectif. La Strepponi devient sa maîtresse. Ils se marieront très longtemps après cette époque milanaise, après le décès de sa première épouse.
Au travers de l'histoire des hébreux, Verdi stigmatise le destin du peuple italien qui aspire à la libération. Connotés politiquement en raison de l'engagement du compositeur aux côtés de Garibaldi, ses opéras trouveront un public passionné qui aime écouter et voir les valeurs qui le portent. Après Nabucco, Verdi compose Ernani, Giovanna d'Arco et surtout La force du destin qui imposeront peu à peu, l'intensité éruptive de sa dramaturgie.
Le compositeur offre progressivement à l'opéra, un nouveau visage, plus âpre, plus halluciné, au moment où Wagner de son côté, élabore son propre théâtre musical…
FEVRIER - MARS 2013
Tournée Nabucco,
Fevrier et Mars 2013 , réservation ouverte
Galerie de photos :
(2008)
(2012)
DP Nabucco fr.pdf
Affiche Nabucco FR.pdf
08 Opera Actual ZAZ marzo2008.pdf
08 La nueva España Marzo2008.pdf
08 La voz de Asturias - Aviles 2008.pdf
08 La Tribuna de Albacete feb2008.pdf
08 La Rioja Marzo 2008.pdf
Direction artistique Carmen Rubio / Matilde Rubio
Chorégraphie José Antonio
Mise en scène Ángel Haro
Musique Carlos Piñana
Sur une idée originale de Matilde Rubio
Adaptation Enrique F. Del Alcázar
Ballet comprenant
PÓKER FLAMENCO
Póker Flamenco est un ballet original ou “le Jeu", “la Chance”, “le Joker”, “la Vie”… se racontent en huit mouvements dynamiques avec un langage très riche en nuances. Le spectacle se présente comme un rêve qui fait réfléchir à la façon dont la chance, le talent ou la volonté influent sur la vie humaine si on parvient à les mettre à profit.
Il s'agit d'une vision, à travers le Flamenco, qui s'intéresse aux choses quotidiennes de la vie et aux opportunités qui s'offrent à travers elle.
Audace, malchance, point gagnant ou occasions perdues.
La chorégraphie se montre tour à tour émouvante, vertigineuse, joyeuse ou lente. Dans Poker Flamenco comme dans la vie, il y a un temps pour tout .
Scènes :
1- Le Jeu
2- La Chance
3- Double paire
4- Le Joker
5- Le Full
6- Le Bluff
7- Le Póker
8- La Quinte Flush
BALLET ESPAÑOL DE MURCIA
de Carmen & Matilde Rubio
La Compagnie Carmen et Matilde Rubio a été créée en 1985 par Carmen Rubio.
Elle a tourné dans de nombreux théâtres et participé à divers festivals en Espagne mais aussi à l’international. La compagnie a su conserver au fil du temps sa propre identité, se dédiant aux différentes formes de la Danse Espagnole et du Flamenco.
PRIX
La compagnie a été primée au XL « Festival International del Cante de las Minas de la Union » pour son apport au Flamenco et sa diffusion.
TOURNEES INTERNATIONALES – REPUBLIQUE POPULAIRE DE CHINE ET CUBA
En janvier 2006, la Compagnie a éte invitée pour la première fois en République Populaire de Chine pour une tournée avec des représentations dans différentes villes à Pékin, Hu He Tao, Batou, Hoth Hot, Hang Zhou, Jiaxing . Elle a obtenu un grand succès devant des salles de plus de 3000 personnes.
En septembre 2006, suite au succès obtenu lors de la tournée précédente, La Compagnie revient en République Populaire de Chine à Beijing, Zhong Shang, Guang Zhou :
Elle revient pour la 3e fois en janvier 2008 pour 9 représentations, sponsorisée par la Région de Murcie.
En octobre 2008, la Compagnie est invitée a participer au XXI Festival International de la Havane à Cuba et à la célébration du 60e anniversaire du Ballet National de Cuba.
En janvier 2010 commence la 4e tournée en République Populaire de Chine pour un mois Elle parcourt les villes suivantes : Beijing, Tianji, Suzho,, Guang Zhou, Shangsha, et Shangai pour 7 représentations au Oriental Arts Center.
En 2010, la Compagnie a célébré par divers évènments le 25e anniversaire de sa fondation.
"EL SUEÑO DE CARMEN Y MATILDE RUBIO"
(Revue Retrospective nº22, septiembre 2010):
08 BalletMurcia.pdf
2013 (Dates à déterminer)
Tournée Ballet Español de Murcia - Póker Flamenco & Suite Española:
2013 - Réservation ouverte
(+34) 965 268 6O1
(+34) 639 111 295 // (+34) 639 111 296
Inscription à notre newsletter
Design graphique et web: [arquidea] |copyright © 2011